Premièrement, le Padoravirus peut en effet être considéré comme le plus grand virus au monde. Cela peut paraître incroyable, mais il est possible de le voir avec un simple microscope. Ce mégavirus est dix fois plus gros que tous les autres virus connus et ressemble à une cellule bactérienne. Deuxièmement, et c’est ce qui suscite le plus d’intérêt, la science ne connaissait pas 93 % des gènes du Pandoravirus. C’est justement ce qui est si anormal et qui incitent les scientifiques à évoquer l’origine extraterrestre du virus.

De plus, le virus est assez peu exigeant et, selon toute vraisemblance, il est très répandu dans la nature. Il peut vivre pratiquement partout, que ce soit dans les plans d’eau ou dans les amibiens qui se vivent sur les lentilles de contact. Une fois dans le corps de l’hôte, le mégavirus se multiplie en absorbant les cellules de l’ADN et les protéines. Une fois le noyau de la cellule détruit, des centaines de copies du virus Pandora apparaissent. Puis le processus se répète encore et encore.

Les chercheurs français Jean-Michel Claverie et Chantal Abergel, qui ont découvert le Pandoravirus, sont convaincus que la biologie fera un grand pas en avant une fois que le virus aura fait l’objet d’une étude détaillée. La biologiste russe Svétlana Kassatkina est d’accord avec eux :

« Cette découverte bouleverse notre perception des virus. Ce virus est vraiment unique. Son étude aidera à comprendre s’il peut en effet provenir de cellules complètes. Comme tout virus, le Pandoravirus ne peut pas se reproduire en dehors des cellules puisque c’est un parasite obligatoire. S’il se confirme que les ancêtres de ce mégavirus sont différents de ceux des eucaryotes et des bactéries, alors il se peut que nous puissions tracer plus précisément l’évolution du règne des virus et des procaryotes. »

Actuellement, les scientifiques estiment que le Pandoravirus ne représente aucun danger pour l’être humain. Toutefois, il est vraisemblablement prématuré de tirer des conclusions. Le virus n’a pas encore été assez étudié. Il faut suivre son évolution sur une longue période afin de pouvoir donner une réponse définitive et pour pouvoir exclure une éventuelle provenance extraterrestre de cet étrange micro-organisme.

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